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[i563]
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DE LA VILLE DE PARIS:
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passé(1', entre les maistres jurez armuriers et les maistres chauderonniers de lad. Ville, sont d'advis que les morions qui ont esté cy devant faictz par lesd, chauderonniers soient par' eulx venduz et débitez dedans tel temps qu'il plaira à lad. Court ordonner, après qu'ilz auront esté veuz et visittez par ung maistre juré armurier et ung maistre juré chaude-ronnier ensemblement, et que en faisant lesd, visitation, lesd, morions doibvent estre marquez par lesd, visiteurs, ou pour le moings par le juré armu-
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rier, affin de les recongnoistre el eviter aux debatz et procès qui en pourroient advenir; et au surplus, que lesd, armuriers et chauderonniers ce contenteront de faire et besongner chacun de son estat et mestier, sans aulcunement cntreprandre les ungs sur les aultres, à la charge que lesd, armuriers seront tenuz en cas de necessité fournir la Ville et habitans en icelle des especes d'armes qui seront necessaires, le tout à pris raisonnable. "Faict le vi" Octobre m vc km."
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CCCCLXX1. — Reception de caution [pour Claude] Godeffroy, grenetier pu grenier à sel
À Paris.
7 octobre i563. (H 1785, fol. 107 v°-)
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Du septiesme Octobre mil v° Ixm.
"Veu par nous Esleuz pour le Roy sur le faict des aydes et tailles en l'Eslection de Paris les lettres d'a-taches de monsieur Groslier <2', conseiller du Roy, tresaurier de France, commis à l'administration de l'office de general de ses finances en la charge et généralité d'Oultre Seyne et Yonne estably à Paris, en dacte du huictiesme jour d'Aoust mil vc soixante et trois, contenant l'institution et serment prins de mc Claude Godeffroy en l'estat et office de grenetier et receveur du grenier et magazin à sel estably à Paris, à la charge de mectre par led. Godeffroy es mains dud. sr general ses cautions deuement certifiiez par devant nous, jusques à la somme de quatre mil livres tournois, l'acte de la presentation faicte par led. Gaudeffroy de Jacques Lussault, marchant et bourgeois de Paris, demourant cn la rue des Vielles Estuves, lequel c'est constitué pleige et caution dud. Godeffroy envers le Roy Nostred. Seigneur de lad. somme de quatre mil livres tournois, et de Jehan Godeffroy, aussi marchant et bourgeois de Paris, demou-
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rant en la rue S'Denis, qui a certiffié led. Lussault suffisant delad, somme, parlequel acte desd, caution et certifficateur en lad. généralité se sont, chacun d'eux et pour le tout, sans division ne discution, obligez envers le Roy Nostred. Seigneur de lad. somme de quatre mil livres tournois, corps et biens el comme de ses propres deniers et affaires, et ont chacun d'eulx en leur regard affermé la declaration de leurs biens et facultez par eulx mises par devers nous contenir verité, n'estre tenuz ne redebvables au Roy, l'audition sommairement faicte cn la presence du procureur du Roy en lad. Eslection des tesmoings à nous présentez par led. Godeffroy, grenetier, sur la veriffication desd, biens et facultez et suffisance desd, caution et certifficateur, nous, en la presence et du consentement dud. procureur du Roy, auquel le tout a esté communicqué, avons lesd. Jacques Lussault et Jehan Godeffroy receuz et re-, cepvons, assavoir, led. Lussault pour caution dud. me Claude Gaudeffroy, grenetier, dc lad. somme de qualre mil livres tournois, et led. Jehan Godeffroy
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(1) L'important débat ontre les armuriers et les chaudronniers donna lieu à de longues et intéressantes plaidoiries qui se trouvent reproduites dans le registre des Après-dinées. De Thou,pour les armuriers, prétendait que les morions faits par les chaudronniers ne valaient rien et avaient été vendus fort cher; Versoris, pour les dinandiniers, déclarait que les armuriers n'auraient pu suffire à la fabri" cation des armes, qu'il y aurait ou danger à rester tributaires de l'Ailomagne ou de la Lombardie et que d'ailleurs les chaudronniers s'étaient bornés à fabriquer des morions de très bonne qualité et à des prix bien inférieurs; enûn il attaquait le monopole des armuriers, dont le droit de visite chez les chaudronniers ne lui semblait pas justifié. Le Parlement, après avoir pris l'avis des officiers du Roi au Châtelet et de l'échevinage, arrêta, -pour le bien et l'utilité de la chose publicqne», d'en délibérer le lendemain au Conseil. L'arret ne fut rendu quo lo 27 novembre suivant; la Cour, adoptant l'avis de l'Échevinage, décida que les morions précédemment fabriqués par les maitres chaudronniers seraient vendus dans le délai de qualre mois, après examen et poinçonnage par l'un .des maitres jurés armuriers etun maitre chaudronnier, et qu'à l'avenir les armuriers et chaudronniers se contenteraient "de faire et besongner, chacun de son estat ot son mestier, sans aucunement entreprendre les ungs sur les autresn, à condition toutefois que les armuriers feraient à l'avenir bonne provision de toutes sortes d'armes pour en fournir à prix raisonnable aux habitants. (Archives nationales, Parlement de Paris, X1' 8377, -0-- a68 v°. X1* -6o7> -oi- 73 r°-)
(2) Jean Groslier de Servier, vicomte d'Aguisy, l'un des quatre trésoriers généraux de France, est resté célèbre comme bibliophile et protecteur des savants; il forma une bibliothèque remarquable par le choix des exemplaires et l'élégance des volumes, portant tous la devise : Grolerii ct amicorum. ll mourut à Paris en octobre 1565.
v. 4 o
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lUPRIUEmC HATIO-ALE.
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